l'Arlésienne

La question soulevée et qui m’accompagne est : « sommes-nous déjà le souvenir ? »

L’ Arlésienne m’a donc offert la possibilité de mettre en pratique cette réflexion et les 3 éléments: mouvement, luminosité et couleur.

En travaillant sur le temps de pause de l’appareil, je me suis approchée de ce que j’appelle mes esquisses photographiques. Quelques lignes, une posture, quelque chose d’essentiel de ce que je perçois. Parfois la lumière est plus forte, elle éblouit et trouble la vue, parfois c’est l’obscurité qui absorbe une partie de l’image et elle devient plus mystérieuse.

Cette Arlésienne devient celle d’Alphonse Daudet, elle est là, on la perçoit mais elle n’est pas vraiment présente. Le personnage est à la fois une figure du passé et du présent, une silhouette évanescente très féminine, très géométrique et intemporelle.

La référence culturelle est un moyen fort de se construire et de s’affirmer. Certains aspects avec le temps peuvent s’effacer mais un angle d’approche différent peut aussi préserver l’identité de son sujet, son âme.

Ces images sont présentées dans l’idée d’une rencontre improbable avec le souvenir de ces icônes féminines héritées de la Grèce antique qui hantent encore parfois les rues de Provence avec élégance.

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