INE


INE, c’est le désir de se manifester. C‘est l’envie d’un contact, d’un échange mais avec encore la crainte de le faire. Mes yeux sont des fenêtres. Des hublots. Ils ne s’ouvrent pas. La communication reste muette. De l’autre côté, il y a la vie, des gens, la lumière, de nouveaux horizons. La zone de confort devient inconfortable, étouffante. Le besoin de nouveauté, d’autre chose, se fait sentir. Souvent je me réfugie dans les labyrinthes de mes pensées. Toujours nombreuses, toujours en ébullition, il me faut garder à l’esprit la possibilité d’une sortie, une fenêtre ouverte où je peux poser mes yeux dans des moments de contemplation.Cachée au fond de moi-même, c’est mon imagination qui part à l’aventure. Eblouie par la lumière ou touchée par les paysages, les personnes deviennent des inspirations.Un bateau peut aussi croiser un autre bateau avec peut-être à son bord quelqu’un d’autre derrière ses propres hublots.La sensation aussi de voir que nous ne sommes pas toujours “visibles” pour les autres, ils passent sans nous voir, ne s’arrêtent pas, sont occupés à leur propre vie. La connexion n’est pas universelle.Rêve d’ailleurs, rêve de rencontres, envisager un renouveau, sortir du quotidien, être enfin surprise.





















